Ahla Beit

Quelles sont les régions les plus sûres du Liban pour y vivre ou y acheter en ce moment ?

7 min de lecture14 sourcesRelu par Tatyana Alwan, avocate, le 18 oct. 2026
Sur cette page
  1. L'essentiel
  2. Pourquoi personne ne peut classer honnêtement les régions par sûreté
  3. Ce que disent les sources, région par région
  4. Le Sud : des points juridiques en plus de la sécurité
  5. Comment vérifier une région vous-même depuis l'étranger
  6. Cela dépend de
  7. Questions fréquentes
  8. Sources

En bref

Aucune source neutre et datée ne classe les régions libanaises par sûreté pour les acheteurs. Les chiffres du registre foncier de BLOMINVEST pour le Sud et Nabatieh, repris dans une note de recherche, indiquent : aucune transaction enregistrée, janvier-mars 2026[1]. Pour le reste, il y a des données nationales sur les dégâts et les avis de vendeurs et de courtiers, aucun ne classant les régions par sûreté. Consultez l'avis aux voyageurs de votre gouvernement.

Aussi formulé: “Quelles sont les régions les plus sûres du Liban en 2026 ?” · “Est-il sûr d'acheter un bien au Liban maintenant ?” · “Où vivre en sécurité au Liban ?” · “Où acheter un logement en sécurité au Liban ?”

Cette page n'évalue pas la sécurité. Elle rapporte ce que les sources immobilières et la presse ont publié jusqu'au 17 octobre 2026. Pour la situation actuelle, lisez l'avis aux voyageurs de votre gouvernement.

L'essentiel

Classement neutre de sûreté par région
Aucun trouvé, en octobre 2026
Ventes enregistrées dans le Sud et à Nabatieh
aucune transaction enregistrée, janvier-mars 2026[1] (chiffres de BLOMINVEST, via une note de recherche)
Bureaux du registre foncier au Sud
Bint Jbeil et Aïn Ebel injoignables ; Nabatieh et Marjayoun en service partiel, en avril 2026[2]
Logements touchés par le conflit
environ 162 900 logements ; 4,6 milliards USD[3], chiffre national (LCPS citant la Banque mondiale, septembre 2025)
Projet d'interdiction des ventes dans les localités du Sud occupées
Approuvé par le Conseil des ministres en septembre 2026 ; interdirait les ventes jusqu'à la fin de l'occupation[4,5] ; doit passer au Parlement
Hausse des prix 2024-2025
de +10,06 % (Kesrouan) à +32,83 % (Beyrouth), 2024-2025[6] (syndicat des courtiers R.E.A.L)

Pourquoi personne ne peut classer honnêtement les régions par sûreté

Nous avons cherché une source neutre et datée qui note les régions libanaises selon la sécurité ou l'exposition à la guerre, pour ceux qui achètent ou louent. Nous n'en avons pas trouvé, et nous n'avons pas examiné les avis aux voyageurs des gouvernements. Quiconque vous dit qu'une région est « sûre » donne une opinion. Demandez qui il est et s'il vend quelque chose.

L'opinion la plus nette que nous ayons trouvée vient d'un vendeur. Selon le fondateur d'Assukna, une entreprise immobilière, Beyrouth était « nerveuse » mais pas « dangereuse » en avril 2026[7]. Le même fondateur conseillait aux acheteurs de la diaspora de se concentrer sur Beyrouth, ses banlieues proches et Aley : Achrafieh, Hazmieh, Jdeideh, Mar Mikhael, Antelias, Baabda, Aley. C'est une recommandation commerciale, sans donnée sur le risque, le trajet ou les services.

Ce que disent les sources, région par région

SourceDateCe qu'elle dit
Assukna, vendeur de biensAvril 2026Éviter le Sud pour investir tant que la situation sécuritaire ne change pas fondamentalement ; elle ne propose pas de biens à Tyr, à Nabatieh ni dans les villages frontaliers[7]
Président de R.E.A.L, via The BeiruterJanvier 2026Le marché de la banlieue sud de Beyrouth et du Sud-Liban est « délicat et très sensible » ; la plupart des habitants revenus après la dernière guerre sont revenus pour rester[6]
Président de R.E.A.L, via The BeiruterJanvier 2026Dahiyeh : beaucoup d'annonces, peu de demande, fortes décotes[6], des vendeurs poussés par la peur de nouvelles attaques israéliennes
LibnanewsOctobre 2026Dans les zones touchées par la guerre, comme le Sud, la valeur dépend de la reconstruction, du retour, des indemnisations et de la sécurité, et non de la logique de prix de Beyrouth ou du Mont-Liban[8]

Les propos de R.E.A.L datent de janvier 2026, avant l'escalade survenue plus tard dans l'année[6]. Pour en savoir plus sur la banlieue sud, voir acheter à Dahiyeh aujourd'hui. Le seul chiffre de dégâts que nous ayons trouvé est national : le LCPS, citant la Banque mondiale, indique qu'environ 10 % du parc de logements d'avant le conflit a été touché. Il ne donne aucune ventilation par région et ne couvre pas les dégâts postérieurs à 2025[3]. Voir quelles régions ont été endommagées par les dernières guerres.

L'absence de transactions au registre ne prouve pas le danger, et la hausse des prix ne prouve pas la sûreté. Les chiffres vides pour le Sud et Nabatieh peuvent refléter des bureaux du registre fermés plutôt qu'une demande nulle[1]. Le président de R.E.A.L a dit que les hausses de 2025 venaient de propriétaires qui réévaluent leurs prix vers les niveaux d'avant 2019, et non d'un plus grand nombre de ventes[6]. Le syndicat ne publie ni sa méthode ni son échantillon.

Le Sud : des points juridiques en plus de la sécurité

En septembre 2026, le Conseil des ministres a approuvé un projet de loi qui interdirait aux propriétaires des localités du Sud-Liban occupées par Israël de vendre jusqu'à la fin de l'occupation. Aucune source trouvée ne précise quelles localités sont considérées comme occupées[4,5]. Les informations sur son avancement divergent. LBCI a indiqué le 26 septembre 2026 que le projet avait été transmis au Parlement et devait être adopté rapidement. Arab News, citant trois députés indépendants le 30 septembre 2026, a écrit qu'il n'était arrivé ni au Parlement ni dans une commission.

Selon le projet tel que LBCI l'a rapporté, toute procuration de vente, promesse de vente ou vente notariée dans ces localités, signée depuis le 8 octobre 2023 et pas encore enregistrée, devrait être approuvée par un comité spécialisé[4]. Arab News a rapporté que de nombreux biens du Sud reposent sur d'anciens documents plutôt que sur des titres fonciers définitifs, et que certaines ventes sont seulement notariées[5]. Pour en savoir plus : le projet d'interdiction des ventes de terrains dans le Sud.

Pour les acheteurs étrangers, une agence, JSK Real Estate, parle de « certaines restrictions dans les zones frontalières », sans dire lesquelles ni quelles zones. Nous n'avons trouvé aucune loi ni liste officielle à l'appui[9].

Comment vérifier une région vous-même depuis l'étranger

  1. Lisez l'avis aux voyageurs de votre gouvernement. C'est une source officielle et datée sur la sécurité ; nous n'avons pas examiné ces avis nous-mêmes. Notez la date de sa dernière mise à jour.
  2. Identifiez précisément le bien. Pour demander un certificat, vous indiquez son mohafazat, son caza, sa zone foncière et son numéro de parcelle, plus la section et le bloc quand ils existent[10,11]. Demandez ces éléments par écrit au vendeur, et voyez comment trouver le numéro, la zone et la section d'un bien.
  3. Obtenez vous-même un relevé foncier récent (إفادة عقارية). Le certificat officiel se demande au bureau du registre foncier de la région du bien ; Legalmondo, un réseau de cabinets d'avocats, précise qu'il faut s'y rendre en personne[11,12]. Une copie peut aussi être demandée par un agent OMT avec les mêmes informations sur le bien, plus un numéro de portable et une adresse e-mail[10,11]. Le certificat indique les propriétaires, leurs parts, les hypothèques, les saisies et les actions en justice en cours[11,13]. Voici comment obtenir un relevé et combien il coûte.
  4. Demandez si ce bureau du registre fonctionne. En avril 2026, le ministre des Finances a dit que les bureaux de Bint Jbeil et d'Aïn Ebel étaient injoignables, et que Nabatieh et Marjayoun n'assuraient que le travail minimum[2]. Avant de payer quoi que ce soit, demandez l'état actuel au notaire chargé de la vente ou au registre foncier.
  5. Faites inspecter l'immeuble. Engagez un ingénieur en structures que vous choisissez, pas un ingénieur proposé par le vendeur. Les coûts ne sont pas publiés et varient. Voir faut-il faire contrôler la structure avant d'acheter.

Cela dépend de

  • La localité du Sud. Le projet d'interdiction ne viserait que les localités occupées, et aucune source trouvée ne dit lesquelles[4,5]. Demandez à un avocat libanais de vérifier le texte en vigueur et l'ordre du jour du Parlement.
  • Votre qualité d'acheteur étranger. Les restrictions en zone frontalière sont affirmées par une seule agence, sans loi citée[9]. Demandez à un avocat ou au service de la propriété étrangère du registre foncier.
  • Le bureau du registre fonctionne-t-il ? Les relevés et les transferts passent par le bureau de la région du bien[11,12]. S'il est fermé, vous ne pouvez ni vérifier ni enregistrer sur place.
  • L'immeuble, pas seulement la région. Al Jazeera a rapporté que l'effondrement d'un immeuble à Tripoli le 8 février 2026 a fait au moins 15 morts (Amnesty en compte 14). Des responsables locaux cités disent que le séisme de 2023 avait fragilisé des immeubles anciens, dont beaucoup avaient des étages ajoutés de façon irrégulière[14]. Le rapport d'un ingénieur vous en dit plus sur un immeuble que n'importe quel classement de régions.

Questions fréquentes

Beyrouth est-elle sûre pour acheter en ce moment ?

Nous n'avons trouvé aucune évaluation neutre et datée par quartier en octobre 2026. Le fondateur d'Assukna, un vendeur de biens, a écrit en avril 2026 que Beyrouth était « nerveuse » mais pas « dangereuse »[7]. C'est une opinion : consultez l'avis aux voyageurs de votre gouvernement.

Y a-t-il des ventes de biens au Sud-Liban ?

Les chiffres du registre foncier de BLOMINVEST, repris dans une note de recherche, indiquent : aucune transaction enregistrée, janvier-mars 2026[1] pour le Sud et Nabatieh. Cela peut refléter des bureaux du registre fermés plutôt qu'une absence de demande ; confirmez auprès de BLOMINVEST ou du registre foncier.

Peut-on encore acheter un terrain dans le Sud ?

Un projet de loi approuvé par le Conseil des ministres en septembre 2026 interdirait les ventes dans les localités du Sud occupées, mais il n'était pas encore une loi fin septembre 2026. LBCI a dit qu'il était parti au Parlement, tandis qu'Arab News, citant trois députés, a dit qu'il n'était arrivé ni au Parlement ni dans une commission[4,5].

Sources

Vérifié auprès de ces sources. Les numéros dans le texte y renvoient.

  1. 1.
    Repo note: market figures H1-H7 (research of 2026-10-16)

    docs · 16 oct. 2026 · consulté le 17 oct. 2026

  2. 2.
  3. 3.
    Lebanon's Rental Law and the Housing Crisis

    LCPS (Lebanese Center for Policy Studies) · 23 sept. 2025 · consulté le 17 oct. 2026

  4. 4.
    A new law could reshape property sales in southern Lebanon's occupied towns

    LBCI (LBC Group) · 26 sept. 2026 · consulté le 17 oct. 2026

  5. 5.
    Who will protect occupied southern Lebanon from controversial land sales?

    Arab News · 30 sept. 2026 · consulté le 17 oct. 2026

  6. 6.
    When Lebanon's real estate mirror speaks

    The Beiruter · 1 janv. 2026 · consulté le 17 oct. 2026

  7. 7.
    Is It Safe to Buy Lebanese Real Estate in 2026?

    Assukna · 27 avr. 2026 · consulté le 17 oct. 2026

  8. 8.
  9. 9.
    How Expats Can Buy Property in Lebanon: A Complete Guide

    JSK Real Estate · 18 nov. 2025 · consulté le 17 oct. 2026

  10. 10.
    OMT: Viewing Title Registers (Land Registry service page)

    OMT (Online Money Transfer S.A.L.) · non daté · consulté le 17 oct. 2026

  11. 11.
    How to Find Real Estate and Land Register Information in Lebanon

    Legalmondo · 17 juin 2025 · consulté le 17 oct. 2026

  12. 12.
    Inheritance in Lebanon: Probate, Estate Declaration and Inheritance Tax (2026)

    Kallas Law Firm · 27 juin 2022 · consulté le 17 oct. 2026

  13. 13.
    Lebanon Asset Search: How to Find Real Estate and Company Ownership Records

    Kallas Law Firm · 25 oct. 2025 · consulté le 17 oct. 2026

  14. 14.
    Deadly tower collapse has locals in Lebanon's Tripoli asking: Are we next?

    Al Jazeera · 20 févr. 2026 · consulté le 17 oct. 2026